Quelques maquettes et instruments anciens au Musée National de la Marine
Palais de Chaillot (Paris, décembre 2010) — Françoise Massard
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Voici tout d'abord trois maquettes de navires ayant un temps appartenu à l'armement Schiaffino.

ROSE SCHIAFFINO
ALGERIE
CATHERINE SCHIAFFINO
Vitrine Schiaffino

ROSE SCHIAFFINO
(futur ILE DE LA MARTINIQUE)

ALGERIE
(futur PANAGHIA) - Modèle au 1/100 e
CATHERINE SCHIAFFINO
(futur BOZTEPE) - Modèle au 1/100 e

ROSE SCHIAFFINO — Construit en 1956 à Port de Bouc, il navigua sous les couleurs de la Société Algérienne de Navigation Charles Schiaffino jusqu'en 1980, assurant la ligne France-Algérie (partiellement équipé comme "pinardier"). Il fut alors racheté par l'armement Foramer et transformé (au chantier Serra Frères, La Seyne) en tender de forage pour les champs pétrolifères au large du Gabon. Il prit alors le nom d'ILE DE LA MARTINIQUE. On perd sa trace début 1983.


ALGERIE — Construit fin 1951 aux Pays-Bas, sous le nom de TOMOE, pour la Compagnie de Transports Océaniques (à noter que tous les navires de cette compagnie commençaient par les deux lettres T et O, suivies de syllabes à consonance polynésienne), Après un passage interrnédiaire sous le nom de BLACK TOMOE (1952-1955) car affrété par l'armement Black Diamond Lines, il devient l'ALGERIE en 1960 après son rachat par la Société Algérienne de Navigation Charles Schiaffino. Il subit alors quelques modifications, dont l'adjonction de cuves à vin. Il est revendu en 1965 à l'armateur grec G&N Angelaxis, rebaptisé alors WESTCO-PANAMA, nom qu'il garde deux ans, devenant en 1967 le PANAGHIA. C'est sous ce nom qu'il sera ferraillé en 1979.

CATHERINE SCHIAFFINO — Construit au Japon en 1978 pour le compte de la Société Algérienne de Navigation Charles Schiaffino et naviguant en Méditerranée et Mer Rouge, il devient le SAINT CHARLES en 1989 (pavillon BHS), assurant la ligne Ostende-Ramsgate. Ce Ro-Ro reprend le pavillon français et est renommé CAP AFRIQUE (cf. photo ci-dessous) après son rachat par l'armement sétois Delom. A noter qu'il participa à "l'Opération Daguet" (Guerre du Golfe 1990-1991). Il devient le BOZTEPE en 2004, mais sa carrière sous ce nom s'arrête brutalement en août 2007 où il est déclaré " total loss" suite à un incendie (heureusement sans victime) qui s'était déclaré au niveau du pont garage. Il sera rapidement ferraillé.

ROSE SCHIAFFINO
ALGERIE
CAP AFRIQUE
ROSE SCHIAFFINO
ALGERIE
CAP AFRIQUE (ex CATHERINE SCHIAFFINO)

ILE DE LA MARTINIQUE
(Dunkerque)
IMO 5299888 - Indicatif d'appel FOTA - Cargo de divers transformé en navire de soutien offshore en 1980 - 119,64x15,83x10,00 m - TE 7,32 m - JB 4 885 - JN 4 844 - PL 5 929 - P 2 950 kW (mot. Doxford) - V 13 nd - Cap. GRN 7 338 m3 - Constr. 1956 (Ch. & At. de Provence, Port de Bouc, France) - Propr./Gérant/Opérat. Rigbail (France) - Pav. FRA - Ex ROSE SCHIAFFINO (1956-1980). Sistership : LAURENT SCHIAFFINO.

PANAGHIA
IMO 5010880 - Indicatif d'appel SZRL - Cargo de divers - 121,93(LPP)x18,00 m - JB 5 170 - PL 7 336 t - P 4 120 kW (mot. Sulzer 8SD72) - V 15 nd - Constr. 1951 (Werf De Noord, Alblasserdam, Pays-Bas) - Pav. GRC - Ex WESTCO-PANAMA (1965-1967) - ALGERIE (1960-1965) - TOMOE (1955-1960) - BLACK TOMOE (1952-1955) - TOMOE (1951-1952). Démoli fin 1979 par Noori Trading Corp. (Pakistan).

BOZTEPE
(Freetown)
IMO 7709796 - Indicatif d'appel 9LYC08 - Cargo/Ro-Ro - 108,64x16,32x10,32 m - TE 4,98 m - JB 1 583 - JN 743 - PL 2 401 t - P 3 835 kW (mot. 4T-8cyl Pielstick-Niigata Engineering 8PC2-5L-400 / hélice à pas variable) - V 17,1 nd - Cap. 11 479 m3 / 150 evp (dont 20 reefers) / 270 voitures / 50 camions (680 m de linéaire garage) - Equipage 18 - Constr. 1978 (Tokushima Zosen Sangyo K.K., Komatsushima, Japon) - Opérat. Asya RoRo Turizm Nakliyat (Turquie) - Pav. SLE - Ex CAP AFRIQUE (1990-2004) - Ex SAINT CHARLES (1989-1990) - Ex CATHERINE SCHIAFFINO (1978-1989). Déclaré "Perte totale" en 08.2007, puis démoli à Aliaga (Turquie).

Complément bibliographique : Les Schiaffino, une dynastie d'armateurs, par Olivier Boudot (Ed. Pascal Galodé, 2008).


Ci-après, les maquettes de deux navires ayant appartenu un temps à la Compagnie Delmas-Vieljeux, puis un méthanier de Gazocéan. Les deux dernières maquettes sont celles d'un cargo des Messageries Maritimes (leur premier à être très automatisé) et un porte-conteneurs de Safmarine respectivement.

THERESE DELMAS
LOULEA
PASCAL
VAR
S.A. WATERBERG
THERESE DELMAS
(futur BLACK EAGLE)

Modèle au 1/100 e - Don C. Pittoreau
LOULEA
(futur NOSTOS VASSO ATHENE)
Modèle au 1/100 e
PASCAL
(futur BERGA)
Modèle au 1/100 e
VAR
(futur LARGISH No. 1)

Modèle au 1/100 e (état avant 1972)
S.A. WATERBERG
(futur FALCON)

Modèle au 1/200 e

THERESE DELMAS — Construit en 1983 à Saint-Nazaire pour la Société Navale des Chargeurs Delmas Vieljeux (SNCDV, créée en 1867), il assure la ligne Europe - Côte occidentale d'Afrique, et ce jusqu'en 1999. Il passe sous pavillon Bahamas à cette date, lors de sa prise d'exploitation par Overseas Trading & Chartering, tout en conservant son nom, qu'il troque toutefois en 2001 pour devenir le A1C WILLIAM H. PITSENBARGER. Il prend son nom actuel de BLACK EAGLE en 2008 et navigue depuis sous pavillon américain.

LOULÉA — Construit lui aussi à Saint-Nazaire, mais en 1949, et pour la Compagnie Maritime des Chargeurs Réunis (CMCR). Il est jumboisé en 1961-62 (allongement de 9,6 m) au Havre (Forges & Chantiers de la Méditerranée, site de Graville). Suite au rapprochement, en 1971, entre la CMCR et la SNDV, il est transféré à la nouvelle entité SNCDV (Société Navale Chargeurs Delmas-Vieljeux), sans changer de nom, toujours affecté à la ligne de la COA (transport de grains et d'huile de palme). Il navigue comme ARMELLE (pavillon SOM) à partir de septembre 1972 après son rachat par la Fédération Internationale des Travailleurs de la Mer - Groupe Dabinovic (Panama), qui le renomme d'ailleurs CAPTAIN TIHO l'année suivante (pav. SOM toujours), puis KAMENARI en 1975 (sans autre changement). Vendu à Monaco Shipping Corp. (Groupe Lemos) en 1976, il devient le NOSTOS VASSO ATHENE et sert la ligne Europe du Nord - Méditerranée - Golfe Persique. Sa carrière s'acheva malheureusement en octobre de la même année, suite à un incendie parti de la salle machines et rapidement propagé aux superstructures (11;1976) alors qu'il se rendait justement de Malte au Golfe Persique. Secouru et remorqué jusqu'à La Valette par le navire britannique FEARLESS, sa malchance continue quand, en remorque du BRUCOLI (février 1977), il s'échoue près de Brindisi suite à la rupture de l'aussière. Il finit par être renfloué six mois plus tard, mais est déclaré irrécupérable et vendu à la démolition (09.1977) à la société Brodospas (Split, Croatie).


Compléments bibliographiques
Histoire maritime des Chargeurs Réunis, par J. Beaugé et R.P. Cogan (Barré & Dayez, 1984)
Delmas-Vieljeux et ses filiales : 125 ans
,
par Charles Limonier (Marines Edition, 1999)

PASCAL — Construit en 1967 par les  Chantiers Navals de La Ciotat pour Naviera Interoceangas S.A (Chili), le PASCAL fut en fait aussitôt transféré à la maison-mère française Gazocéan (créée en 1957 par un ex-officier de la Royale, René Bourdet, devenu armateur de marine marchande). Méthanier à cuve autoporteuse, il fut le premier transport de GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié) à réservoirs préssurisés et basse température, sans barrière secondaire. Vendu à la Sonatrach (Algérie) en 1970, il devient le BERGA, nom qu'il conservera lors de ses transferts successifs à la CNAN (Compagnie Nationale Algérienne de Navigation) en 1971, puis à la SNTM-Hyproc (Société Nationale Algérienne de Transport des Hydrocarbures & des Produits Chimiques) en 1984. Il sera finalement ferraillé en Inde en 2000.


THERESE DELMAS
LOULEA
PASCAL
THERESE DELMAS
LOULEA (photo ouvrage C. Limonier)
PASCAL

Complément bibliographique : Méthaniers et gaziers : la haute technologie sur mer, par Jérôme Billard (E.T.A.I.).

VAR — Livré par les Chantiers Navals de la Ciotat en septembre 1964, c'est le premier de trois sisterships dont les deux autres sont le VIENNE et le VAUCLUSE. Il assure la ligne Dunkerque- Australie, puis celle du Japon. C'est justement sur cette ligne qu'il aborde et coule le navire HIOYSHI MARU le 05.03.1971, dans la détroit de Shimonoseki (séparant les iles de Honshu et Kyūshū), Il est jumboïsé au Portugal fin 1972 (allongement de 18,4 m). Il passe dans la flotte de la Compagnie Générale Maritime (CGM) en 1977, mais est revendu deux ans plus tard à un armement taiwanais qui le renomme CHAR-YEUNG. Il deviendra le FAWZIA en 1982 (armateur basé en Arabie) et enfin le LARGISH No. 1 (en 1984), son nom de démolition.

Complément bibliographique : Le grand siècle des Messageries Maritimes, par Paul Bois (CCI Marseille-Provence).

S.A.WATERBERG — Construit en 1978, lui aussi par les Chantiers Navals de la Ciotat, pour l'armement Anversois Safmarine (South Africa Marine), repris par le Groupe Maersk en 1999. Ce porte-conteneurs devient ainsi le MAERSK CONSTANTIA en 2001 et le reste jusqu'en 2008 où il est ferraillé (sous le nom de FALCON.


VAR
S.A.WATERBERG
VAR (Coll. Alain de Bressy)
S.A. WATERBERG (photo Yvon Perchoc)

BLACK EAGLE
(Baltimore)
IMO 8124371 - Indicatif d'appel WDJJ - MMSI 369542000 - Porte-conteneurs - 189,01x32,21x18,83 m - TE 11,40 m - JB 31 041 - JN 10 556 - PL 32 709 t - P 10 150 kW (mot. 2T-7cyl Sulzer 7RLB66 / hélice à pas fixe) - V 17 nd - Cap. 1 417 evp (dont 180 reefers) - Grues 4x40 t / 2x10 t - Constr. 1983 (Chantiers de l'Atlantique, Saint-Nazaire, France) - Gérant/Opérat. Red River Shipping (Etats-Unis) - Pav. USA - Ex A1C WILLIAM H. PITSENBARGER (2001-2008) - Ex THERESE DELMAS (1983-2001). Navigue encore (2010).

NOSTOS VASSO ATHENE

Indicatif d'appel FNTR - Cargo de divers - 140,12x16,95 m - TE 7,96 m - JB 6 714 - JN 3 993 - PL 9 268 t - P 3 680 kW (mot. . Sulzer 2T-8 cyl.) - V 14 nd - Constr. 1949 (Ateliers & Chantiers de la Loire, Saint-Nazaire-Penhoet, France) - Pav. GRC - Ex KAMENARI (1975-1976) - Ex CAPTAIN TIHO (1973-1975) - Ex ARMELLE (1972-1973) - Ex LOULEA (1949-1972). Démoli en 1977 par Brodospas (Split, Croatie), suite à un incendie.

BERGA
(Alger)
IMO 6716728 - Indicatif d'appel 7TCI - Transport de gaz de pétrole liquéfié - 116,90x16,54x8,79 m - TE 6,50 m - JB 5 136 - JN 2 528 - PL 5 290 t - P 3 678 kW (mot. 2T-6cyl Sulzer-CCM 6RD56 / hélice à pas fixe) - V 16,5 nd - Cap. 6 311 m3 (réfrigérés) - Equipage 32 - Propr. Gouv. Algérie - Gérant/Opérat. Hyproc Shipping (Algérie) - Constr. 1967 (Chantiers Navals de La Ciotat, La Ciotat, France) - Pav. DZA - Ex PASCAL (1967-1970). Démoli en 2000 par Tagrif Shipbreaking (Inde).

LARGISH No. 1
(Panama)
IMO 6414708 - Indicatif d'appel 3FNO2 - Cargo de divers - 175,29x19,77x11,92 m - TE 9,10 m - JB 10 293 - JN 5 606 - PL 11 930 t - P 10 591 kW (mot. 2T-9cyl Sulzer CCM 9RD76 / hélice à pas fixe) - V 18 nd -  Cap. 16 810 m3 (dont 250 m3 réfrigérés) - Mâts de charge 1x60 t / 1x30 t / 4x10 t / 10x5 t - Constr. 1964 (Chantiers Navals de La Ciotat, La Ciotat, France) - Jumboïsé en 1972 - Propr. Char Hsing Marine (Taiwan) - Pav. PAN - Ex FAWZIA (1982-1984) - Ex CHAR YEUNG (1979-1982) - Ex VAR (1964-1979). Démoli en 1984 par Kao Feng Iron & Steel Co (Kaohsiung, Taiwan).

FALCON
(Antwerp)
IMO 7422207 - Indicatif d'appel ONAV - Porte-conteneurs - 258,50x32,31x24,13 m - TE 13,15 m - JB 52 615 - JN 16 879 - PL 50 027 t - Ptot 25 624 kW (deux moteurs 2T-8cyl Sulzer-CCM 8RND90M / deux hélices à pas fixe) - V 19,5 nd - Propulseurs transversaux (2x370 kW) - Cap. 3 101 evp (dont 275 reefers) / 10 passagers (5 cabines) - Equipage 33 - Constr. 1979 (Chantiers Navals de La Ciotat, La Ciotat, France) - Propr. Danaos Shipping (Grèce) - Gérant/Opérat. Safmarine (Belgique) - Pav. BEL - Ex MAERSK CONSTANTIA (2001-2008) - Ex S.A. WATERBERG (1979-2001). Démoli mi-2008 à Chittagong (Bangladesh).


Encore quelques autres navires marchands (plus anciens)

Un "Marie-Louise" en construction chez Dubigeon
BARSAC
PLM 24 - SAINT PAUL - LEOPOLD L-D
PONT LEVEQUE
Un "Marie-Louise" en construction
BARSAC
PLM 24 - SAINT PAUL - LEOPOLD L-D
PONT LEVEQUE

Le navire que l'on voit en construction, à droite sur la première photo, est un cargo charbonnier de la série dite des "Marie-Louise" en se référant au premier construit, le MARIE LOUISE, de 1913 de la Compagnie Auxiliaire de Navigation). construit aux Chantiers Dubigeon (Nantes) autour de 1920. Ces navires, de 3 100 tpl, cabotaient entre la France et l'Angleterre (transport de charbon et de produits sidérurgiques). Les premiers construits eurent d'importants problèmes de stabilité (entraînant d'ailleurs le naufrage de trois d'entre eux : RAOUL BRIQUET - DEPUTE DUMESNIL - ALBERT TAILLANDIER), mais le problème fut heureusement réglé et la série comporta plus d'une trentaine de navires qui sillonnèrent la Manche et la Mer du Nord pendant plusieurs décennies.
Caractéristiques : 82,4x12,1x6,0 m - TE 6 m - JB 2 038 - JN 1 184 - PL 3 100 t - P 880 kW (machine à vapeur à triple expansion, chauffe au charbon) - V 9-10 nd - Quatre cales - Mâts de charge 4x4 t.

Lire l'histoire complète de ces navires sur le site de l'Union Industrielle et Maritime (UIM).

BARSAC (modèle au 1/50 e) — Petit cargo (troisième du nom) de la Compagnie Worms (1), construit en 1947 aux Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime, au Trait (chantier créé en 1917 par le propre petit-fils d'Hypolite Worms, et qui créera également la Banque Worms). Ce cargo inaugura la ligne France - Algérie - Tunisie pour la Worms, assurant le transport de vin, de céréales, de coton, etc. Il quittera la flotte Worms en 1959.
Caractéristiques : 71,5x10,5x4,85 m - TE 4,4 m - JB 1 029 - PL 1 179 t - Ptot 960 kW (deux moteurs Sulzer) - V 11 nd - Mâts de charge 1x12 t / 4x3 t.
(1) Pour l'anecdote, c'est Hypolite Worms, fondateur de la société, qui fournit le charbon à l'AIGLE et aux autres navires (environ 80) du convoi d'inauguration du Canal de Suez (la société Worms gardera d'ailleurs longtemps des intérêts en Egypte, à tel point qu'un bidon de pétrole local au début du XXe siècle était communément appelé un "Worms"). Homme d'affaires (textiles, plâtre), H. Worms affrète des navires à partir de 1846 pour exporter le plâtre du Bassin de Paris et importer le charbon anglais. Il devient réellement armateur en 1856, donnant le prénom de son épouse à son premier navire : SEPHORA. Il ouvre ses premières lignes régulières en 1860. Il meurt en 1877 mais sa succession est assurée, en particulier par son petit-fils (également prénommé Hypolite) qui développera considérablement le groupe. Worms prendra le contrôle de la Compagnie Havraise Péninsulaire en 1930, puis créera en 1938 la Société Française de Transport Pétrolier. A partir de 1970, le groupe Worms s'est progressivement désengagé du maritime.
Lecture complémentaire : Sagas maritimes, par Gérard Cornier et Claude Villers (Marines Ed., 2003).

PLM 24 (modèle au 1/100 e) — Cargo charbonnier construit en 1921 aux Chantiers Dixon et Co à Middlesborough (Royaume-Uni) pour le compte des Chemins de fer français PLM (Paris-Lyon-Marseille), le PLM ayant décidé de créer sa propre flotte après la Première Guerre Mondiale. Il était exploité par la Société Nationale d'Affrètement (SNA). Renommé PERIGORD en 1943. Torpillé en septembre 1943 en mer Egee, il parviendra a s'échouer mais est irrécupérable.
Caractéristiques : 122x17 m - JB 5 391 - PL 8 600 t.
Lecture complémentaire : La Marine Marchande française 1939-1945, par Jean-Yves Brouard (JYB Ed., 2009).

SAINT-PAUL (modèle au 1/40 e) — Cargo de la Société Navale de l'Ouest (SNO, créée en 1881). Construit en 1908 aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque. Vendu en 1937.
Caractéristiques : 70x11,8x5 m - déplacement 2 456 t - machine à vapeur à triple expansion.

LEOPOLD LD
PONT LEVEQUE
LEOPOLD LD
(Photo Yvon Perchoc)

PONT LEVEQUE
(Photo WWS)


LEOPOLD LD (modèle au 1/50 e) — Cargo construit en 1933 à Göteborg (Suède) pour le compte de la Compagnie Louis Dreyfus (fondée en 1850), Céréalier muni d'un puissant système de ventilation de ses cales, il naviguait au "tramping" (et non sur une ligne régulière). Sorti de flotte en 1953.
Caractéristiques : 136x17,2x11,1 m - TE 7,6 m - JB 5 267 - PL 9 205 t - P 957 kW - V 13 nd - Mâts de charge 1x15 t / 10x5 t.

PONT LEVEQUE (modèle au 1/75 e - Claude Pittoreau) — C'est l'ancien Liberty Ship ERNEST LEROY DAWSON construit en 1945 (en 21 jours !) au Chantier New England Shipbuilding Corp. (Portland, Maine, Etats-Unis). Il navigue immédiatement sous les couleurs de la Compagnie Générale Transatlantique car il est l'un des treize navires que les Américains frètent à la France. Il est francisé à la fin de la Guerre et devient le PONT L'EVEQUE le 01.02.1947. Exploité par la Transat jusqu'en 1960, il sera ensuite géré successivement par la Compagnie Havraise de Navigation à Vapeur Corblet (1961-1963), puis par la Société Navale des Chargeurs Delmas-Vieljeux (1963-1971) qui l'exploite comme grumier entre la France et la Côte Occidentale d'Afrique. Après 26 ans de pavillon français, il fut démoli en 1972 à Gandia (Espagne).
Caractéristiques des Liberty Ships.
Lecture complémentaire : Les Liberty Ships, par Jean-Yves Brouard (Ed. Glénat, 1993).


Ici, six paquebots qui ont tous, à leur façon, et tragiquement pour certains, marqué leur temps.

MILLENNIUM
PASTEUR
TITANIC
LA PROVENCE - MASSILIA
FRANCE
MILLENNIUM
(futur CELEBRITY MILLENNIUM)
Modèle au 1/150 e - J.P. Bertho
PASTEUR
(futur SAUDI-FILIPINAS)
Modèle au 1/50 e
TITANIC
Modèle au 1/200 e
LA PROVENCE - Modèle au 1/50 e
MASSILIA - Modèle au 1/100 e (en bas)
FRANCE
(futur BLUE LADY)
Modèle au 1/100 e

MILLENNIUM (futur CELEBRITY MILLENNIUM) — Lors de son lancement, en 2000, par les Chantiers de l'Atlantique, le MILLENNIUM était le plus grand paquebot du monde, avec ses 294 m de long et ses 1 019 cabines. Il est bien sûr largement détrôné maintenant par les ALLURE OF THE SEAS et OASIS OF THE SEAS par exemple.

PASTEUR — Lancé en 1938 aux Chantiers de Penhoët pour la Compagnie de Navigation Sud Atlantique, le paquebot est destiné aux lignes de l'Atlantique Sud. Les conditions historiques en décideront autrement. Pour son premier voyage en juin 1940, il transporte l'or de la Banque de France aux Etats-Unis. Après l'Armistice, il est réquisitionné par le Gouvernement Britannique qui l'utilise comme "transport de troupes" (sous la responsabilité de la Cunard White Star). Rendu à la France en 1946, il sert à nouveau de "trooper" pendant toute la guerre d'Indochine. Il est vendu en 1957 à la Norddeutscher LLoyd et rebaptisé BREMEN, redevenant un paquebot de luxe. Il est renommé REGINA MAGNA en 1971 après son rachat par l'armateur grec International Cruises. Désarmé au Pirée pendant trois ans, il devient le SAUDIPHIL 1 et sert de bateau-logement à quai à Jeddah. Il "fait son trou dans l'eau" en juin 1980, dans le Golfe d'Arabie, alors qu'il faisait route, en remorque, vers son chantier de démolition de Kaohsiung (Taiwan). Synthèse plus complète de l'histoire de ce paquebot mythique.

TITANIC — Quand il est lancé, le 31.05.1911, au Chantier Harland & Wolff (Belfast, Irlande du Nord) pour la White Star Line, le TITANIC est, avec son sistership OLYMPIC (1911), le plus grand paquebot du monde (à noter que c'était un faux "quatre cheminées", car l'une d'entre elles était factice). Il est présenté comme insubmersible, grâce à ses seize compartiments étanches, aussi n'a t-il qu'un nombre restreint d'embarcations de sauvetage, en tout cas un nombre insuffisant eu égard aux 2 600 passagers et 900 membres d'équipage qu'il peut embarquer. Il quitte Southampton le 10.04.1912 pour son voyage inaugural qui le mènera à Cherbourg, puis Queenstown et New York. Malheureusement, comme on le sait, il heurte un iceberg le 14.04.1912 peu avant minuit à environ 400 milles des côtes de Terre Neuve. Après avoir plongé de l'avant puis s'être brisé en deux, le TITANIC sombrera moins de trois heures plus tard, entraînant dans la mort 1 517 personnes sur les 2 223 qui étaient à bord (sur les 274 passagers embarqués à Cherbourg, 115 seront portés disparus). Cf. document sur ce naufrage.

LA PROVENCE — Ce paquebot, livré à la Compagnie Générale Transatlantique en 1906 par le Chantier de Penhoët, pour la ligne Le Havre - New York, est alors le plus grand paquebot français et parmi les cinq plus rapides au monde (sa course au "Ruban bleu" avec le DEUTSCHLAND (1900) de la Hapag LLoyd est resté dans l'Histoire maritime, les richissimes passagers des deux navires faisant des paris). C'est aussi l'un des plus luxueux et c'est à son bord que sera imprimé le premier journal de la Transat, L'Atlantique, remis chaque matin aux passagers de première classe. Triste prémonition sur sa propre fin, c'est lui qui reçut, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, le premier SOS du TITANIC, mais trop éloigné, il ne put lui venir en aide. Armé comme croiseur auxiliaire au début de la Première Guerre Mondiale (affecté à la surveillance du Détroit de Messine), puis transformé en transport de troupes (vers les Dardanelles), il aura lui aussi une fin tragique le 26 février 1916 alors qu'il faisait route sur Salonique, torpillé par un sous-marin allemand (U-35), naufrage qui fera plus de mille victimes (sur les quelque 1 700 personnes qui étaient à bord).

MASSILIA — Paquebot dont la construction avait commencé en 1914 au Chantier de la Seyne-sur-Mer, mais qui ne fut livré qu'en 1920 à la Compagnie Sud Atlantique. Il assura la ligne Bordeaux - Amérique du Sud jusqu'à la déclaration de guerre. Il effectue divers transports de troupes au début de 1940 (plus de 3 000 militaires à bord par voyage), mais est surtout connu du grand public pour avoir embarqué, le 29 juin 1940, 27 parlementaires français hostiles au régime de Pétain (dont Edouard Dalladier, Georges Mandel, Pierre Mendès-France,Jean Zay et André Le Trocquer), qui quittaient la France, pour Casablanca, dans le but de constituer un nouveau gouvernement en Afrique du Nord afin de poursuivre la lutte contre l'Allemagne. De retour à Marseille, en mars 1941, le MASSILIA rapatrie des troupes au Liban et en Syrie puis sert de navire-école aux Chargeurs Réunis. Le paquebot sera coulé en août 1944 par les Allemands qui voulaient bloquer l'entrée du port de Marseille. Il sera considéré comme irrécupérable et démoli sur place.
Compléments de lecture : série d'articles dans l'hebdomadaire le marin, rubrique "Histoire", parus entre juin et août 2010 (auteur Jean-Yves Brouard).

FRANCE — Paquebot construit aux Chantiers de l'Atlantique (Saint-Nazaire) pour la Compagnie Générale Transatlantique. Il est alors (1961) affecté à la ligne Le Havre - New York, prenant la relève des paquebots mythiques LIBERTE (ex EUROPA, 1928) et ILE DE FRANCE (1927). Avec ce paquebot disparaît, pour la première fois, la "troisième classe", les cabines se répartissant entre "première classe" (pour 500 passagers) et "classe touriste" (pour 1 500 passagers). Insonorisation, climatisation, ameublement raffiné, ambiance musicale, confort cossu, beaucoup d'atouts pour contenter les passagers des années 1960, Après treize années d'exploitation (377 traversées transatlantiques / 93 croisières dont plusieurs "Tours du monde" / près de 2 millions de milles parcourus), il est atteint de plein fouet par la première crise du pétrole. Après trois ans passés au "Quai de l'oubli" au Havre, il sera vendu, en 1977 à un armateur saoudien, puis revendu en 1979 à la Norwegian Caribbean Lines qui, après d'importantes transformations (effectuées à Bremerhaven), l'exploite jusqu'en 2003 sous le nom de NORWAY. Il sera désarmé à cette date, suite à l'explosion d'un bouilleur qui fit huit morts, dix blessés graves et sept bléssés légers parmi l'équipage (aucun passager ne fut atteint). Echoué dans la baie d'Alang en août 2006 sous le nom de BLUE LADY, il attendra quelques temps l'autorisation de démolition de la part du gouvernement indien. Il sera finalement démantelé complètement en.2008.

Compléments bibliographiques
Le Pasteur (1938-1980), par Jean-Yves Brouard (JYB Ed., 2005)
Missions Titanic, par Joseph Coïc (Ed. Ar Men Du, 2006)
Le S/S Nomadic, petit frère du Titanic, par F. Vanhoutte et P. Melia (Isoete, 2004)
Chronique Transatlantique du XXe siècle, par Charles Offrey (MDV ED., 2000)
Histoire de la Compagnie Générale Transatlantique, par Marthe Barbance (1955)

MILLENNIUM
PASTEUR
MASSILIA
LA PROVENCE
FRANCE
MILLENNIUM
St-Petersbourg (août 2000)
PASTEUR
Indochine (1949)
MASSILIA
LA PROVENCE
Coll. Adhemar
FRANCE

CELEBRITY MILLENNIUM
(Valletta)
IMO 9189419 - Indicatif d'appel 9HJF9 - MMSI 249055000 - Paquebot de croisières - 294,00x32,30x10,60 m - TE 8,30 m - JB 90 228 - JN 53 239 - PL 11 928 t - Ptot 50 000 kW (deux turbines à gaz GE-Marine LM2500+ connectées à deux générateurs (25 000 kW chacun) alimentant deux moteurs électriques qui entraînent deux propulseurs azimutaux) - V 24 nd - Trois propulseurs transversaux (2 350 kW) - Générat. aux 9 450 kW / 3 000 kW - Cap. 2 450 passagers (1 019 cabines) - Equipage 997 - Constr. 2000 (Chantiers de l'Atlantique, Saint-Nazaire, France) - Propr. Royal Caribbean Cruises (Etats-Unis) - Gérant/Opérat. Celebrity Cruises (Etats-Unis) - Pav. MLT - Ex MILLENNIUM (2000-2009). Sisterships : CELEBRITY CONSTELLATION (IMO 9192399) - CELEBRITY INFINITY (IMO 9189421) - CELEBRITY SUMMIT (IMO 9192387). A noter qu'un moteur Diesel de 11 500 kW, fonctionnant au FO, a été ajouté (Chantier Sobrena, à Brest) en 2007 (cf. photos du chantier sur la Lettre des Paquebots N° 62).

SAUDI-FILIPINAS
(Manila)
IMO 5051145 - Paquebot de ligne - 212,60x27,52x14,57 m - TE 8,30 m - JB 29 253 - JN 12 894 - PL 9 800 t - Ptot 39 352 kW (quatre turbines à vapeur / quatre hélices à pas fixe / remotorisé en 1958) - V 23,5 nd - Générat. aux. 6 x 1 100 kW - Cap. th. 1 215 passagers (751 en première classe / 126 en deuxième / 338 en troisième) - Constr. 1939 (Chantiers & Ateliers de Saint-Nazaire - Penhoët, France) - Propr. Philippine Singapore (Singapour) - Pav. PHL - Ex SAUDIPHIL 1 (1977-1980) - Ex REGINA MAGNA (1971-1977) - Ex BREMEN (1957-1971) - Ex PASTEUR (1939-1959). Coulé le 06.06.1980.

TITANIC
(Southampton)
Paquebot de ligne - 269x28 m - TE 10,4 m - JB 46 129 - Machines à vapeur à triple expansion - Trois hélices - V 21 nd - Cap. 2 603 passagers (905 en première classe / 564 en deuxième classe / 1 134 en troisième classe) - Constr. 1911 (Chantier Harland & Wolff, Belfast, Irlande du Nord) - Pav. GBR.

MASSILIA
Paquebot de ligne - 182,6x19,6 m - JB 15 147 - PL 6 600 t - Ptot 21 200 kW - 4 hélices - V 16,5 nd - Cap. 1 098 passagers (441 en première classe / 227 en deuxième classe / 430 en troisième classe) - Equipage 247 - Constr. 1914 (Forges et Chantiers de la Méditarranée, La Seyne, France) - Pav. FRA.

LA PROVENCE
Paquebot de ligne - 191x20 m - JB 13 752 - V 22 nd - Cap. 1 362 passagers (422 en première classe / 132 en deuxième / 808 en troisième) - P 22 000 kW (machines à vapeur à triple expansion entraînant deux hélices) - Constr. 1906 (Chantiers de Saint-Nazaire - Penhoët, France) - Propr./Gérant Compagnie Générale Transatlantique (France) - Pav. FRA.

BLUE LADY
(Nassau)
IMO 5119143 - Indicatif d'appel C6CM7 - Paquebot de ligne/croisières - 315,53x33,81x15,80 m - TE 10,70 m - Hauteur 68 m - JB 78 049 - JN 45 886 - PL 13 960 t - Ptot 29 980 kW (deux turbines à vapeur CEM-Parsons-Ch. de l'Atlantique / deux hélices à pas fixe) - V 18 nds - Générateurs 6x2 250 kW - Propulseurs (3 av. / 2arr.) - Consomm. combustible 355 t/j - Cap. 2 548 passagers (1 115 cabines) - Equipage 899 - Constr. 1961 (Chantiers de l'Atlantique, Saint-Nazaire, France) - Propr. Norwegian Cruise Line (Iles Bermudes) - Gérant/Opérat. Star Cruises Administrative (Malaisie) - Pav. BHS - Ex NORWAY (1979-2006) - Ex FRANCE (1961-1979). Déclaré Total loss le 28.05.1999. Démoli en 2008 en Inde par Priya Blue Industries Pvt (14 550 780 $).

Manche à air
CHAMPLAIN - Sirène de brume
Manche à air
(Première moitié du XXe siècle)
CHAMPLAIN
Sirène de brume

Le CHAMPLAIN, paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique, est entré en service en 1932. Il sauta sur une mine dans le port de La Pallice le 17 juin 1940 (onze morts et autant de blessés). Son épave ne sera démantelée qu'en 1964. Caractéristiques : 195,5x25,3x18,7 m - TE 9,2 m - JB 28 094 - PL 10 670 t - P 18 785 kW (turbines à vapeur Parsons) - V 21 nd - Cap. 1 086 passagers - Constr. 1932 (Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire - Penhoët) - Propr. CGT - Pav. FRA.


Quelques-uns des nombreux et magnifiques instruments de navigation présents au Musée.

Nocturlabe
Octant
Cercle de réflexion
Cercle de Mendoza
Chronomètre à suspension
A — Nocturlabe
dit aussi Nocturnal
B — Octant
à pinnule et vernier
C — Cercle de réflexion
dit aussi Cercle de Borda

D — Cercle de Mendoza
ou Cercle de Troughton
E — Chronomètre à suspension

A — Fabriqué par A. Hoevenaer (Leyde) vers 1730. Buis - laiton. Permettait de connaître approximativment l'heure de nuit par observation d'alignements célestes.
B — Octant de 1825, probablement anglais, avec inscription "L.A. de Bougainville" (ainsi nommé sans doute en hommage au célèbre navigateur et non comme un signe de propriété puisque construit postérieurement à son décès). Visée par pinnule et lectire par vernier. Corps en ébène - limbe en ivoire - verre.
C — Un des premiers cercles de l'Atelier des Frères Jecker, lequel a fonctionné de 1793 à 1819. La date présumée de ce cercle est 1795. Laiton - limbe en argent - verre.
D — Cercle de Mendoza (ou cercle de Troughton) fabriqué vers 1810. Laiton - bois - verre. Perfectionnement du Cercle de Borda, le cercle de Mendoza doit son nom au navigateur et astronome espagnol Don Jose Mendoza y Rios (1763-1816). Ses deux poignées permettent la mesure des distances angulaires aussi bien à plat que verticalement.
E — Chronomètre à suspension (vers 1850) attribué à A.-L. Bréguet (1804-1883). Acier - laiton - verre - acajou.

Sextant à double platine
Compas de variation
Compas de mer portugais
Deux des vitrines présentant divers instruments de navigation
F — Sextant à double platine
G — Compas de variation
H — Compas de mer portugais

F — Sextant à double platine dit "double frame". Construit vers 1835 par D.Mc Gregor & Co (Liverpool). Visée par lunettes. Mesure des angles jusqu'à 155°. Laiton - limbe divisé sur argent.
G — Compas de variation (1825). Rose signée Le Dault SG. Bois - laiton - verre - papier - fer. Compas de jour et de nuit (fanal d'éclairage) perfectionné par Touboulic à Brest en 1825 (il porte le N° 1).
H — Compas de mer portugais. Inscription : "Manoel Ferreira Portugal à fèm es Lisboa, A° de 1744". Bois - métal - verre - papier

Complément bibliographique : L'instrument de marine, par Jean Randier (MDV, 1999).

La majorité des ouvrages cités sont décrits dans la rubrique Bibiliographie

Musée national de la Marine (site de Paris) - Palais de Chaillot - 17, place du Trocadéro 75116 PARIS / Tel.  01 53 65 69 69

Françoise Massard - 30.12.2010

© Françoise Massard
  www.cargos-paquebots.net