La FREGATE, une nouvelle pilotine au Pilotage de la Seine (septembre 2006)
Françoise Massard


Cette nouvelle vedette a donc été construite aux Chantiers Ernest Sibiril installés à Carantec (Finistère), chantiers que l'on pourrait qualifier par la boutade de "révolutionnaires" puisqu'ils remontent à... 1789 ! Ils sont aujourd'hui spécialisés dans la construction de vedettes en matériaux composites (vedettes à passagers, vedettes SNSM, pilotines, bateaux de servitude, etc.) livrables en France, bien sûr, mais aussi à l'étranger (en particulier en Espagne).
 
Voici quelques photos prises, durant la construction de la FRÉGATE, par Monsieur Tajan, Pilote d'Armement,
qui me les a aimablement communiquées
De la simulation... à la réalisation pratique
Détails du moulage et aménagements intérieurs à divers stades
Les deux moteurs Caterpillar C9, en attente
puis en cours d'installation
Système de retraitement
des eaux (huileuses) de cale

Comme cela a déjà été mentionné sur la page précédente, cette nouvelle pilotine bénéficie de nombreuses et importantes avancées technologiques en terme de sécurité. En effet, après un chavirage d'une de ses pilotines (en 2002), la Station de Pilotage de la Seine a, dès cette époque, initié une réflexion sur l'autoredressabilité de ses vedettes. Diverses solutions ont été envisagées pour l'existant, dont l'adjonction de boudins gonflables, mais dans ce cas de construction neuve, l'autoredressabilité a fait partie intégrante du Cahier des Charges. Elle est donc autoredressable de par son plan de formes et de masses. Un essai d'autoredressabilité en vraie grandeur a été mené en juillet dernier. Ce test de retournement s'est parfaitement déroulé.
 
 
En dehors de l'autoredressabilité, d'autres éléments de sécurité ont été installés
(photos prises le 15.09.06 - FM)
Les classiques "Bombards"
Un rail Hadrian qui ceinture la timonerie et sur lequel on peut capeler une ligne de vie
Un système de récupération d'homme à la mer. A gauche, le treuil électrique et, sur la photo de droite, l'extrémité du câble de relevage sur laquelle il est possible de crocher une échelle de Jason si le naufragé est inconscient

Une échelle, avec plate-forme de dégagement pour le pilote, de part et d'autre de la pilotine
Support en inox de la perche IOR (à gauche de l'échelle), laquelle est largable depuis le poste de pilotage
Ici (à droite de l'échelle), le coffret de la lifesling, laquelle est largable également de la timonerie
Un aileron (visible lors du test de redressement) limite la dérive de la vedette

Enfin, de par sa conception liée à l'autoredressabilité, cette pilotine doit naviguer porte fermée : elle est donc entièrement climatisée, à la fois pour le confort de ses occupants et pour éliminer toute buée. Bien sûr, elle comporte également deux pompes d'assèchement - incendie attelées chacune sur un moteur, plus une pompe électrique de secours.
 
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Test d'auto-redressabilité

© Françoise Massard
 
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