Navigation sur l'Amazone entre Manaus (Brésil) et Iquitos (Pérou) — Janvier 2012
Françoise Massard

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PEVAS (Pérou)… fin
Lat. 03° 18' S - Long. 071° 52' W   —    GMT – 5

Dimanche 22 janvier 2012

Après avoir rendu visite aux tribus indiennes Huitoto et Bora, nous sommes remontés à bord de l'AMAZON QUEEN afin de redescendre l'Ampiyacu pour rejoindre le VISTAMAR mouillé au milieu de l'Amazone. Sur notre route de retour, nous accostons comme prévu au village de Pevas. Sur le ponton d'accostage, nombreux enfants amusés par notre arrivée et des adultes espérant vendre quelques objets artisanaux.


Pevas est la plus ancienne localité péruvienne le long de l'Amazone. Fondée en 1735 par des missionnaires, cette bourgade abrite aujourd'hui quelque 3 000 habitants. Ni poste, ni banque, ni moyens mécaniques de locomotion. Le premier téléphone n'y a été installé qu'en 1998. Mais les habitants n'y sont pas moins souriants et, semble t-il, heureux de vivre, pas stressés.



Le village comprend une grande rue centrale parallèle à la rivière, le long de laquelle sont déployées de nombreuses échopes regorgeant de marchandises de toutes sortes (véritables bric-à-brac pour certaines). Ci-dessus à droite, la boulangerie.



Indiens (issus des quatre tribus de la région) et métis composent la population. Adultes et enfants sont très accueillants. Un ara vert qui semble domestiqué (le gros plan de droite a été fait par Annie Ventre).


Au bout de cette rue centrale, vers le haut du village, nous atteignons la "Casa de Arte". Ce curieux bâtiment, un peu démesuré par rapport aux dimensions des habitations locales, est la maison-atelier du peintre péruvien Francisco Grippa (cf. ici son site internet). A droite, vue partielle de son atelier.


Photos prises dans le jardin de la Casa de Arte


Quelques-unes des œuvres exposées à la Galerie de Francisco Grippa. Le peintre fabrique lui-même ses toiles avec des écorces. Couleurs vives, parfois violentes, thèmes chers aux Amazoniens (dauphins, papillons — la forêt amazonienne est la plus grande réserve de papillons du monde — piranha, aras, etc.).


Du haut de la tour de la Casa de Arte, magnifique vue à 360°


L'église de Pevas (nous ne la visiterons pas), maisons au bord de l'Ampiyacu, l'AMAZON QUEEN nous attendant gentiment à l'appontement de Pevas et, photographié de loin, le VISTAMAR mouillé dans l'Amazone.


De la haut, une vue imprenable sur la dense forêt qui nous entoure. On l'a déjà dit plus avant dans ce rapport de navigation, la forêt amazonienne — plus grande forêt tropicale du monde — abrite une espèce animale connue sur dix et une espèce d'oiseaux sur cinq (soit plusieurs millions d'insectes, environ 3 000 poissons différents, 1 300 espèces d'oiseaux, plus de 400 types de mammifères, autant d'espèces d'amphibiens, et autant de reptiles). Cette extraordinaire biodiversité concerne également le monde végétal (40 000 espèces de plantes y ont déjà été découvertes). La densité arboricole peut atteindre en certains endroits 500 arbres d'espèces différentes par hectare ! Et les scientifiques continuent de découvrir chaque année de nouvelles espèces (environ 1 200 nouveaux vertébrés et plantes ont été découverts au cours de ces dix dernières années).


Des centaines d'oiseaux jaunes et noirs, les tisserands, virevoltant très vite pour rejoindre leurs curieux nids pendus dans les arbres. Ci-dessous, deux photos faites par des amies : tisserand par Anne-Claire Poisson et nids pendus par Annie Ventre.


Vue plongeante sur quelques maisons locales disséminées dans la forêt… match de volley en cours.


Nous devons remonter à bord du VISTAMAR vers 18h, aussi rejoignons-nous l'AMAZON QUEEN qui va nous ramener à couple de "notre" paquebot. Avant d'atteindre l'embarcadère, nous passons devant des groupes de femmes jouant au loto, entourées d'enfants, voire leurs bébés sur les genoux.


Pirogues dans les premières lueurs du soleil couchant


Le navire-hôpital AMAZON HOPE, que nous avons vu récemment, attendait que nous quittions le quai de Pevas pour prendre notre place. Il évite afin d'accoster bâbord à quai, cap à l'aval.


L'AMAZON QUEEN nous ramène au VISTAMAR dont l'équipage négocie encore avec quelques autres vendeurs locaux.


Puis le VISTAMAR relève son ancre et nous reprenons notre navigation à contre-courant sur l'Amazone.


Superbes couleurs, impressionnante et puissante nature…


Nous nous dirigeons vers l'ultime escale ouest de notre navigation amazonnienne, la ville péruvienne d'Iquitos, à 100 milles (185 km) plus à l'amont. Nous devrions y être demain matin, aux environs de 07h30

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Dernière mise à jour - 20.05.2012

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