Un demi-tour du monde à bord du CMA CGM NABUCCO (déc.2006-févr. 2007)
Françoise Massard


ZEEBRUGGE
Lat. 51° 20' N - Long. 03° 12' E - TE max 15,5 m - GMT + 1
Environ 30,5 Mt de fret/an et 1 Mevp/an


Vendredi 22 décembre 2006

Venant de Hambourg, distant de 380 nm et que nous avons quitté hier soir vers 23 h, nous avons navigué en mer du Nord toute la nuit et une grande partie de la journée pour atteindre Zeebrugge ce 22.12 au soir. Franchi les jetées à 19 h 47. Evitage entre 20 h 05 et 20 h 20. Entrée dans la darse en culant à 20 h 28. Toutes gardes capelées à terre, Nabucco en position à 20 h 49. Définitivement accosté bâbord à quai au terminal conteneurs de Zeebrugge (CHZ-Terminal), poste 207.
La manutention des conteneurs peut commencer de suite, d'autant qu'en plus des conteneurs propres à cette escale, ceux initialement prévus pour Southampton seront débarqués ici, l'escale anglaise ayant été annulée.

Quelque part en mer du Nord
au petit matin du 22.12
Curieux cieux, le même jour,
mais en soirée
Cartes d'atterrissage
dans le port de Zeebrugge


Arrivée à Zeebrugge

Premières lumières du soir
Plans du port et CMA CGM Nabucco à quai au terminal conteneurs

Une autre relève partielle d'équipage a lieu ici : le Commandant Coat devient le nouveau "maître à bord après Dieu", bon Noël at home au Commandant Savigny. Cette fois-ci, l'équipage est quasi définitif jusqu'à notre retour au Havre... mais rien ne presse (pour moi en tout cas !).


Mes compagnons de voyage pendant ces 56 jours de navigation

Comme l'équipage est quasiment définitif (seul un lieutenant-mécanicien sera relevé à Khor Fakkan), c'est le moment de présenter les hommes qui font "tourner" cette belle "entreprise de commerce" flottante qu'est le Nabucco. Lors de cette rotation, l'équipage est de vingt-neuf personnes. Parmi elles, dix officiers dont six français : le Commandant, le Second Capitaine (dit le "Second" ou, en riant, le "Chien du bord" car il est très sollicité par de nombreuses tâches, responsable en particulier du chargement/déchargement du navire) et un lieutenant-pont (lieutenant-navigation) côté passerelle, le Chef, le Second-mécanicien et un lieutenant-mécanicien (plus un Zef) côté machine. Les quatre autres officiers sont roumains : deux lieutenants-pont (lieutenant-administration et lieutenant-sécurité) et deux "engineers" (lieutenant-moteur principal et lieutenant-moteurs auxiliaires). A noter qu'en Roumanie la formation des officiers — qui dure cinq ans — n'est pas polyvalente et les lieutenants sont donc ou "passerelle" ou "machine". Parmi les dix-neuf membres d'équipage, le "Bosco" (le maître d'équipage), le maître-électricien, le maître-mécanicien, le chef-cuisinier (une Corse) et un graisseur sont français. Les autres membres d'équipage, roumains, sont le maître d'hôtel et son assistant, trois timoniers, un "reeferman" (en charge des conteneurs réfrigérés), deux ouvriers mécaniciens, un ouvrier électricien et cinq peintres/ouvriers d'entretien. Ce rôle d'équipage peut légèrement varier d'un voyage à l'autre. La langue "officielle" à bord est le français (comme sur tous les navires CMA CGM pavillonnés en France), mais bien sûr c'est l'anglais qui est utilisé avec les différents intervenants maritimes (ports, pilotes, etc.) et entre navires. Les embarquements se font normalement sur la base de deux-mois en mer - deux mois en congés. Cependant, les équipages roumains embarquent généralement pour deux rotations successives, voire trois pour certains d'entre eux (soit quatre, voire six mois).
Remarque : lors des premiers voyages (le CMA CGM Nabucco n'a pas encore soufflé sa première bougie), il y avait en plus un lieutenant-pièces dont le rôle était de saisir dans la base informatique toutes les pièces du navire. Le stock des pièces de rechange est maintenant suivi par le second-mécanicien.



Samedi 23 décembre 2006

Toute la journée du 23.12 est consacrée aux opérations commerciales.

Le plein de produits d'entretien divers est fait à Zeebrugge. Le bosco
veille
au chargement via la grue du bord - monorail


Le terminal conteneurs au petit matin du 23.12
Au second plan, le terminal ferries vers l'Angleterre
Une darse abritant quelques navires militaires
vue du pont supérieur puis, un peu plus tard, de la passerelle

Vue partielle des moyens de manutention des conteneurs à Zeebrugge

Pour ma part, cette journée est consacrée, à bord, au traitement de mes photos, à du travail sur mon journal de bord, puis un peu de lecture en attendant l'heure du déjeuner pris à 12 h 15 précises (quarts obligeant). L'après-midi, j'ai le plaisir d'accueillir à bord Jean-Pierre Estas et son épouse. Bienvenue à bord. Petit tour jusqu'à la passerelle, puis nous levons nos coupes de champagne à la santé du site Mar-Mar et de son webcaptain ! Mais il est temps de lever l'ancre et j'accompagne mes sympathiques invités jusqu'au bas de la coupée.

Le "Chef" de Mar-Mar et son épouse
Le "Second" de Mar-Mar


Appareillage de Zeebrugge

Le pilote est en effet monté à bord à 16 h 20 et les préparatifs d'appareillage ont commencé. Prise de remorqueurs à 16 h 44. Amarres dédoublées à 16 h 49. Tout est largué à 16 h 51. Les deux remorqueurs sont décapelés à 17 h 33. Le pilote sera débarqué une heure et demie plus tard.
Route libre vers Marsaxlokk (Malte) où nous arriverons dans la soirée du 27.12.2006.

Quelques dernières photos avant de quitter Zeebrugge, prises de l'aileron de passerelle bâbord
alors que le CMA CGM Nabucco commence à s'éloigner du quai

Sortie du port
Notre route de Zeebrugge jusqu'au cap Finisterre


DE ZEEBRUGGE À MARSAXLOKK

Route libre directe vers Marsaxlokk, l'étape de Southampton ayant été exceptionnellement annulée

Zeebrugge - Marsaxlokk : 2 351 nm (# 4 350 km)
1 nm = 1,852 km

Dimanche 24 décembre 2006


Point de midi
: pression 1 042 hPa - température de l'air 11 °C - température de l'eau 13 °C - humidité relative 75 % - vent SE force 4 - état de la mer 3 (peu agitée) - pas de houle - route de fond 208° - dérive – 1° - correction gyro 0° - déviation – 16° - cap gyro 209° - cap compas 225° - latitude 48° 25,5' N - longitude 06° 07,8' W - distance totale parcourue depuis la route libre 399 nm - vitesse moyenne du jour 23,9 nds

Entrée dans le rail d'Ouessant à 9 h 37, sortie à 11 h 24

Ciel nuageux, trafic modéré, léger tangage

Cette journee de navigation (24.12.2006) à travers le Golfe de Gascogne est propice à un exercice obligatoire de survie... Chaque membre d'équipage (et chaque passager) a dans sa cabine une combinaison de survie / survival suit (Norsa®). Cela ressemble un peu à une combinaison de plongée, en néoprène très épais. Un peu d'entraînement est nécessaire pour l'enfiler en moins de 1 min (temps réglementaire).

Le "zef" (ou "cadet", c'est-à-dire l'élève-officier) est chargé de cet exercice qui comporte neuf étapes :
1) déplier le vêtement, anneau et capuche côté extérieur
2) retirer les chaussures, mais conserver le maximum de vêtements chauds, puis, en position assise, enfiler les deux jambes
3) engager complètement les bras
4) remonter le haut du vêtement et engager la tête dans la cagoule
5) se courber pour basculer l'ouverture vers l'avant et fermer la glissière

6) enrouler quatre fois l'extrémité du vêtement derrière la nuque
7) fixer les mousquetons à l'anneau de hissage (c'est l'étape la plus difficile... parole de passager (photo de droite ci-dessus) ! les mouffles intégrées en néoprène ne sont pas un facteur d'adresse)
8) sauter à l'eau en pinçant les narines, en maintenant le coude avec l'autre main à plat
9) allumer la lampe

Remarque : l'exercice pratique s'est arrêté, on s'en doute, avant l'étape 8 !!!
Cette combinaison orange est faite pour les personnes de taille 1,50 à 1,90 m et de poids 50 à 120 kg, aussi fait-elle des plis ( ! ) pour les tailles moyennes de mon gabarit... pas vraiment seyant pour une soirée de Noël !!! Pour les plus grandes tailles, la combinaison est jaune fluo.


Exercice plus classique, celui-là, et qui se passe donc de commentaires : capeler une brassière de sauvetage et vérifier que l'ampoule fonctionne.

Je troque ma combinaison de survie pour un tailleur un peu plus élegant pour participer au pot que le Commandant offre à tout l'équipage, au carré des officiers, pour cette soirée de Noël.
Moult excuses, les photos sont un peu floues et, pourtant, je n'avais pas encore bu !

Au fond, debout,
le Commandant et son Second
Les passagers (deux entre Zeebrugge et Hong Kong) partagent
cet agréable moment avec les membres d'équipage
Ici, le Chef
et son Second

Cet apéritif sera suivi d'un excellent repas de Noël. Félicitations à notre Chef Rachel.

Distance totale parcourue depuis la "route libre" au sortir de Zeebrugge : 399 milles



Lundi 25 décembre 2006


Point de midi
: pression 1 035 hPa - température de l'air 14 °C - température de l'eau 16 °C - humidité relative 57 % - vent SE force 6 - état de la mer 3 (peu agitée) - pas de houle - route de fond 180° - dérive 0° - correction gyro 0° - déviation + 17° - cap gyro 180° - cap compas 163° - latitude 39° 28,8' N - longitude 10° 05,04' W - distance totale parcourue depuis la route libre 978 nm - vitesse moyenne du jour 24,1 nds

Joli cadeau de Noël que ces lumières de lever du jour en ce 25.12.2006

Notre route pour les prochaines heures
Mon bureau à la passerelle

Beau temps pour ce jour de Noël. Très bonne visibilité. Trafic modéré. Léger roulis.

Distance totale parcourue depuis la "route libre" au sortir de Zeebrugge : 978 milles,
soit 579 milles pour ces dernières 24 h



Mardi 26 décembre 2006

Détroit de Gibraltar

L'entrée dans le détroit de Gibraltar est prévue ce 26.12 vers 3 h du matin. Aussi ai-je fait sonner mon réveil à 2 h 30. Avant 3 h, me voici donc à la passerelle où j'y retrouve le Commandant, ainsi que le lieutenant et le timonier de quart.

03 h 08, entrée dans le détroit de Gibraltar. Je n'en verrai pas grand chose, hormis ces quelques lumières de la côte africaine prises de l'aileron tribord. Je ne pouvais quand même pas rester dans ma bannette dans un endroit pareil...


Ce détroit est, bien sûr, le seul passage entre l'Océan Atlantique et la Méditerranée (ce "lac" d'environ 4 000 km d'est en ouest, 800 km du nord au sud et de 1 500 m de profondeur moyenne). Large de 22 km et d'une profondeur moyenne de l'ordre de 350 m, ce détroit aurait 200 millions d'années. Mais il fut remanié à diverses périodes géologiques : la subduction de la plaque africaine sous la plaque égéenne entraîna la quasi-fermeture de la Mare Nostrum il y a 80 millions d'années, puis celle-ci se rouvrit il y a 30 millions d'années. Nouveau mouvement de plaques il y a 5 millions d'années, le passage se refermant et la Méditerranée s'assèchant partiellement. L'effondrement du seuil de Gibraltar rouvre le détroit tel que nous le connaissons actuellement. L'évolution continue, puisque la poussée vers le nord de la plaque africaine se poursuit encore de nos jours. Malgré l'afflux rapide des eaux océaniques vers la Méditerranée (cette entrée d'eau atlantique compense l'évaporation de la Méditerranée, qui est de 1 m/an), l'étroitesse du détroit empêche les marées de l'Océan de se transmettre à la Méditerranée. Il y a cependant, au niveau du détroit, des mouvements complexes de courants tant en surface qu'en profondeur.
Source : Océanographie générale, P. Geistdoerfer, Ed. Infomer.


Nous sortons du détroit proprement dit à 3 h 40. Je retourne dans les bras de Morphée
(ou, plutôt, de Neptune-Poséidon... pardon Amphitrite) !

De nouveau, de belles couleurs au lever du jour


Point de midi
: pression 1 037 hPa - température de l'air 16 °C - température de l'eau 16 °C - humidité relative 79 % - vent NE force 5 - route de fond 80° - dérive – 1° - correction gyro 0° - déviation + 19° - cap gyro 81° - cap compas 62° - latitude 36° 22,8' N - longitude 1° 20,7' W - vitesse moyenne du jour 23,9 nds

Distance totale parcourue depuis la "route libre" au sortir de Zeebrugge : 1 552 milles,
soit 574 milles pour ces dernières 24 h. Il ne nous en reste plus que 799 d'ici Marsaxlokk :
nous y serons demain soir


Mercredi 27 décembre 2006

Nous continuons notre progression en Méditerranée, le long des côtes algériennes puis tunisiennes.

Du rougeoyant au lever du jour au bleu vers 10 h
Canal de la Galite

Le temps est digne du mois de juillet... chemises à manches courtes de rigueur, shorts pour certains. Ciel bleu, mer plate comme un lac. Très bonne visibilité. Trafic modéré. Pêcheurs en route.

Banc des Frères
Le Lieutenant Pont Gosa


Les quarts
La permanence à la passerelle s'effectue évidemment selon le rythme des "quarts" (8 h - 12 h / 12 h - 16 h / 16 h - 20 h / 20 h - 0 h / 0 h - 4 h / 4 h - 8 h) qui se répètent immuablement durant toute la rotation du navire. De jour, le lieutenant pont est seul à la passerelle (sauf dans les endroits dangereux et/ou encombrés). De nuit, un timonier le rejoint. Les quarts sont organisés de façon telle que chaque officier puisse partager l'un des principaux repas avec ses collègues, de façon à préserver un lien social. La fonction de lieutenant n'est pas de tout repos. Surveiller les nombreux écrans, scruter à la jumelle, faire le point toutes les heures et reporter ces WP ("way points") sur la carte, acquitter (après vérification) les alarmes qui retentissent un peu partout et souvent (stressant...), vérifier tel ou tel point dans les nombreux documents nautiques utilisés à bord (les cartes... et leurs mises à jour régulières, et autres Pilot Charts, les livres des Feux et Signaux, en fait les Admiralty Lists of Radio Signals, annuaires de marées, les Ports & Terminals Guides, et autres nombreux ouvrages en anglais édités par "Admiralty Charts and Publications"), contacter les capitaineries des ports ou les stations de pilotage (en anglais bien sûr), ou encore un navire dont la trajectoire n'est pas sûre (le radar affiche un "warning" de risque de collision).
"quarts"
Egalement courir du poste de pilotage (même s'il est en position automatique une grande partie du temps) à la table à cartes (pour un relevé ou un changement de carte), ou de l'aileron de passerelle (pour relever l'hygrométrie ou simplement surveiller), actionner telle ou telle pompe à la demande du Bosco ou du PC Machine pour ballaster, vérifier le bon état de fonctionnement de tous les voyants lumineux (et ils sont nombreux !), relever les différents fax qui arrivent sur les Navtex ou autres enregistreurs du bord qui transmettent des Avurnav (Avis urgents aux navigateurs) ou des bulletins météo spéciaux, etc. En dehors de ces quarts (deux par jour pour chaque lieutenant, séparés de 8 h), ils ont des missions supplémentaires (navigation, administration, sécurité). des
En un mot, pas de quoi s'endormir à la passerelle, même de nuit ! A la machine non plus d'ailleurs, mais ce n'est pas le propos ici (à noter quand même qu'il n'y a plus de quart de nuit à la machine car toutes les alarmes sont répercutées également à la passerelle ; en cas de problème important, le Chef ou son Second sont prévenus via un tableau d'alarmes situé dans leurs cabines).
En revanche, je n'ai jamais vu un lieutenant faire une "droite de hauteur" même s'il y a un magnifique sextant à bord du Nabucco.

Golfe de Tunis
Ile Djamour el Kébir (Zembra)

IZOLA
Ile Pantelleria
Voiturier EUKOR
IZOLA (Majuro)

IZOLA
- IMO 9131034 - Ex BLUE ZENITH - Vraquier - 189,50 x 30,4 x 16,5 m - TE 11,6 m - JB 26 341ums - JN 14 987 ums - PL 45 916 t - V 16,6 nds -
Constr. 1997 - Pav. Iles Marshall.


Point de midi
: pression 1 040 hPa - température de l'air 23 °C - température de l'eau 18 °C - humidité relative 67 % - vent NN force 3 - état de la mer 1 (calme) - route de fond 117° - dérive 0° - correction gyro 0° - déviation + 30° - cap gyro 117° - cap compas 87° - latitude 37° 16' N - longitude 10° 46,6' E - distance totale parcourue depuis la route libre 2 141 nm - vitesse moyenne du jour 24,5 nds

 
MICHAIL MIMIS
 
 
MICHAIL MIMIS (Kingstown)
 
 
IMO 8201882 - Ex SUN FORTUNE - Cargo de divers - 107,05 x 17,6 x 8,6 m - TE 6,8 m - JB 4 345 ums - JN 2 695 ums - PL 6 994 t - V 12,5 nds - Constr. 1982 - Pav. St Vincent & Grenadines
 

Distance totale parcourue depuis la "route libre" au sortir de Zeebrugge : 2 141 milles,
soit 589 milles pour ces dernières 24 h. Il ne nous en reste plus que 210 d'ici Marsaxlokk :
nous y serons ce soir (ETA : 21 h)


Arrivée à Marsaxlokk (Malte)

L'étape commerciale s'appelle "Marsaxlokk", du nom du joli et plus important port de pêche de l'île (sur la baie du même nom), mais le Terminal conteneurs ("Freeport Terminal") est en fait implanté sur la commune voisine de Birzebbuga, à l'ouest de Marsaxlokk et distante d'environ 4 km.

Atterrissage dans la baie de Marsaxlokk

Pilote à bord à 21 h 20. Jetées franchies à 21 h 27. Remorqueurs capelés à 21 h 32. Entrée dans la darse à 21 h 48. Accostage à 22 h 01. Les deux remorqueurs sont largués à 22 h 08.

Les remorqueurs en action
Le CMA CGM OTELLO nous a précédés

Franchi les jetées. Accosté tribord à quai, poste 207, à 22 h 06.

 
 
 
Dernier coup d'œil du Cdt Coat
c'est bon, tout est OK
 

Cette arrivée nocturne à Malte ne m'a pas vraiment permis de découvrir cette côte sud-est de l'île. Ce sera pour demain...

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© Françoise Massard
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