Cargos - Paquebots - Autres navires de commerce
Introduction

 

Mes débuts maritimes

Quid de ce site ? Pas le site d'une professionnelle de la "Mar-Mar", mais celui d'une simple passionnée de "marine marchande", d'une "shiplover" comme disent les Anglo-Saxons, "tombée" un peu par hasard, il y a quelques années, dans un milieu auquel ni mes racines familiales ni mes antécédents professionnels ne m'avaient préparée. En effet, je suis née dans une famille de terriens (du centre de la France qui plus est) et j'avais toujours vécu à Paris jusqu'à mon récent déménagement à La Rochelle.
Mes seules approches du milieu maritime étaient celles de tout vacancier en bord de mer : balades sur des bateaux-promenades et quelques stages de voile l'été ou de navigation sur des voiliers amis (comme ci-dessus à Noirmoutiers, j'étais jeune à l'époque…).
Quant à ma vie professionnelle, rien non plus à voir avec la Marine marchande. De formation scientifique, j'ai débuté ma carrière comme enseignant-chercheur à l'université, puis je suis devenue éditeur, publiant des revues et ouvrages de recherche en physico-chimie, métier très exigeant, qui m'a passionnée, mais qui était très prenant et, contre toute attente, c'est sans doute ce côté chronophage qui a été à l'origine de ma nouvelle "passion", celle des navires. Mes vacances à terre ne me libéraient en effet pas vraiment de mes soucis professionnels. Aussi, ai-je décidé (en 2000), un peu sur un coup de tête, d'embarquer sur un paquebot.
          SAPPHIRE sur le Canal de Kiel           MONTEREY à Santorin
Lors de cette première croisière (musicale) en mer Baltique, à bord du SAPPHIRE, j'ai subitement pris conscience que j'aimais être en mer et, cerise sur le gateau, que je ne souffrais pas du mal de mer… J'ai donc réitéré l'année suivante en embarquant sur le PRINCESS DANAE pour une croisière de Bergen au Cap Nord, puis pour une nouvelle croisière musicale en mer Méditerranée cette fois-ci, à bord du MONTEREY, suivie d'une autre à bord de l'AQUAMARINE (ci-contre, photographié à Gibraltar), et là j'ai commencé à photographier, non seulement des paysages et des "vieilles pierres", mais aussi des navires de commerce, lesquels m'impressionnaient par leurs tailles (souvent), leurs formes et leurs divers apparaux (en fonction de leurs rôles, je le comprendrai plus tard) et me faisaient rêver (d'où venaient-ils, où allaient-ils, que transportaient-ils, comment vivaient les marins à bord, etc.) ?
J'en serais sans doute restée là si ce n'est une situation imprévue : ma mise en retraite anticipée (j'avais 58 ans) suite à une fusion-réorganisation de la société d'édition qui m'employait (comme directeur éditorial, puis directeur de production). Ayant enfin du temps libre, je décidais donc de passer, tout bêtement, mon permis côtier (pourtant loin de la côte… sur la Seine, au pied de la tour Eiffel !), puis dans la foulée mon permis hauturier. Les ayant obtenus de suite, je me trouvais frustrée de ne plus pouvoir naviguer (sur le "bateau des autres"), et c'est ainsi que l'on me proposa de passer mon "permis plaisance rivière", puis "péniche de plaisance" (avec passage d'écluse). Munie de ces quatre "papiers", je ne pouvais plus rien tenter d'autre hormis le "professionnel". Alors, qu'à cela ne tienne, reprendre des études me tentait. J'ai donc contacté les écoles de la marine marchande (les "Hydros") et les lycées maritimes… en proposant un "troc de connaissances" : on m'enseignait la navigation, en échange de quoi je faisais du tutorat en maths, en physique ou tout autre matière générale. Plusieurs établissements se montrèrent intéressés par ma démarche… plutôt inhabituelle, mais il s'avéra rapidement qu'un tel "montage" était administrativement impossible. Grosse déception de mon côté !

Mes débuts fluviaux

Mais la déception ne dura pas longtemps car, têtue comme je suis, je ne m'avouais pas vaincue. Alors, à défaut de naviguer en mer, je suis allée naviguer sur Internet… Et j'ai fini par trouver des interlocuteurs m'expliquant qu'à défaut d'une formation maritime, je pourrais recevoir une formation fluviale. Et c'est ainsi que j'ai commencé un cursus théorique (dans les environs de Dijon, pas loin du canal de Bourgogne), entrecoupé de nombreux stages pratiques sur des bases de location de bateaux, comme ici à Gray-sur-Saône (hivernage de moteurs) et à Agen (stage de réparation de coque car les bateaux souffrent parfois…)
Alors, j'ai appris à manier choucroute, gel-coat, mat et toiles en fibres de verre, de carbone ou de Kevlar®, cf. doc. D'autres stages ont suivi (soudure oxyacétylénique, électricité marine, etc.). Ce fut assez dur pour une dame d'un certain âge (hum) plus habituée à manier les équations que le chalumeau ou les meuleuses, cependant fort intéressant. Mais je souhaitais naviguer, et la seule navigation que je faisais sur les bases était le déplacement de bateaux ! C'est alors que j'appris que je pouvais devenir "capitaine de bateaux de commerce fluviaux", moyennant une courte formation théorique supplémentaire dispensée par les "Commissions de surveillance" des "voies intérieures" (nom officiel des fleuves, rivières et canaux), l'apprentissage du gros pavé qu'est le CEVNI (Code européen des voies de navigation intérieure) et la recherche d'embarquements pour valider le "livret de service".
J'ai d'abord navigué sur la Marne et sur la Seine (photo ci-dessus) à bord d'un bateau à passagers du Conseil Général de la Marne (je promenais des scolaires à qui j'expliquais un peu de navigation et, aux escales, le cycle de l'eau, l'érosion des berges, etc.). Puis je suis allée naviguer sur le superbe Canal du Midi (je garde une admiration totale pour Pierre-Paul Ricquet), cf. photos ci-dessous.
Mais c'est sur le Rhône que j'ai navigué le plus longtemps (plus d'un an). C'est sur le bateau ci-dessous à gauche que la Commission de Lyon m'a fait passer mon examen pratique pour valider mon «Certificat de capacité pour la conduite professionnelle des bateaux en eaux intérieures» (l'examen théorique ayant été passé six mois plus tôt). J'ai également navigué sur le Lac du Bourget (ci-dessous à droite) où j'ai obtenu mon «Attestation spéciale passagers». Ainsi, après une formation qui avait duré de janvier 2003 à octobre 2005, et qui m'avait tenue éloignée de chez moi durant une bonne partie de cette période, je me retrouvais avec un brevet de "captain fluvial"… et tout cela uniquement pour m'amuser (j'étais en pré-retraite) (1).

Je n'avais pas perdu tout contact avec la mer pendant cette parenthèse fluviale car j'avais noué des relations avec des marins (pont et machine) via deux forums dédiés à la marine marchande : d'abord marine-marchande.com, puis marine-marchande.net (cf. liens). J'avais également adhéré à diverses associations amicales dédiées aux cargos et aux paquebots (Le Havre, Marseille, Rochefort, Paris, etc.) et lu beaucoup d'ouvrages maritimes. Mais la mer, la vraie en trois dimensions, me manquait, alors j'ai recommencé à naviguer sur des paquebots et des cargos.

(1) Je dois préciser que mon brevet (dit "Groupe B") me permettait (j'aurais dû le faire revalider cette année) de piloter des navires de commerce sur toutes les voies de la Communauté européenne sauf celles à caractère maritime (législation du 01.01.2004), mais exclut le Rhin pour lequel il existe une formation spécifique supplémentaire de 4 ans aboutissant, après un autre examen, à un diplôme appelé «Patente du Rhin». Par ailleurs, mon brevet s'applique à des bateaux de 60 m de long au maximum. Une expérience de 4 ans de « conduite d’un bateau de commerce en tant que membre d’équipage de pont » (je cite la directive européenne) est nécessaire pour pouvoir présenter l’examen de capacité sans limitation de longueur de bateau. Cette durée de 4 ans peut être abaissée d’au moins deux ans pour les détenteurs de titres professionnels maritimes.


Mon vrai retour au maritime

En parallèle, je suis devenue le "chien du bord" du site marine-marchande.net (précédemment cité), autrement dit le "Second capitaine" du site, plus spécialement chargée de la rubrique "Au jour le Jour" et de nombreux "Petits reportages". J'ai assumé ce poste, bien évidemment à titre bénévole, pendant quatre ans, jusqu'au moment où j'ai décidé de quitter définitivement Paris pour venir habiter dans un port (oui, je sais… Paris est un port), en l'occurrence le port de La Rochelle (GPMLR). J'ai donc alors ouvert mon propre site — www.cargos-paquebots.net — où Port Atlantique La Rochelle a une large place. Des news au quotidien, de courts reportages montés avec des photos de correspondants, mes propres rapports de mer (un ou deux voyages au long cours par an), mes visites dans des musées maritimes, des lectures coup de cœur, etc., voilà de quoi alimenter mon site (quotidiennement remis à jour) et… m'occuper presqu'à plein temps… vive la retraite !

 
Dans ma "prochaine vie"… c'est sûr, je serais "marin" !

D'un point de vue pratique, à tout navire (de jauge brute supérieure à 100 ums) présenté sur le site, j'associe dans la mesure du possible ses caractéristiques complètes (j'avais initié cette façon de faire sur le site précédemment mentionné). Celles-ci sont issues des bases officielles des sociétés de classification des navires. Je valide au maximum ces données en les croisant entre différentes sources, mais je ne peux évidemment garantir complètement leur véracité. Elles n'ont donc aucune valeur légale juridiquement parlant. Quand des données sont par trop contradictoires et que je n'ai pas d'éléments pour trancher de façon sûre, je préfère ne pas les mentionner. Quelques "trucs" pour faciliter la lecture des pages : la flèche descendante en haut à droite de chaque page renvoie vers le bas de ladite page, tandis que la petite ancre dans le bandeau de bas de page permet au contraire de remonter en haut de page. En cliquant sur les photos-vignettes, on ouvre les photos grand format et un simple clic Ctrl+w (sur PC) ou Cmd+w (sur Mac) permet de revenir à la page en cours. J'ajoute que la réutilisation de mes photos par des lecteurs est autorisée à deux conditions impératives toutefois : mentionner l'origine de la photo (avec l'url du site : www.cargos-paquebots.net) et, bien évidemment, ne pas en faire un usage commercial (cf. note ci-dessous). Pour conclure, étant d'un esprit rigoureux, mais comme je l'ai dit au début non professionnelle de la marine marchande, je remercie par avance tout lecteur qui pourrait me signaler des erreurs. Contact.
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A mes parents… qui me suivaient sur une mappemonde au fur et à mesure de mes escales au cours de mes diverses navigations
Site ouvert en janvier 2010


© Françoise Massard
 
  www.cargos-paquebots.net